Exposition « Abstraits » de Jean-Antoine Bigot

Lézarap’art expose les abstraits de Jean-Antoine Bigot, danseur, chorégraphe et peintre
du 12 septembre au 18 octobre 2019
du mardi au jeudi de 14h à 18h

à la Cité des arts de la rue,
225 avenue des Aygalades 13015 Marseille

->Vernissage et performance EXTRA TIME le 12 septembre à partir de 18h
->Ouverture au public dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, les 21 & 22 septembre de 14h à 18h

> L’artiste


Jean-Antoine Bigot est danseur, chorégraphe. Il a rejoint la compagnie Ex Nihilo en 1997 qu’il codirige depuis 2000. Son parcours de danseur, chorégraphe a toujours été associé à la peinture.

« La peinture est restée très proche de mon parcours de danseur.
J’ai toujours alimenté les annotations des pièces, de dessins, de croquis, de schémas sur les parcours, les mouvements, les silhouettes des danseurs et des scènes de danse.
J’ai parfois intégré le dessin dans les différentes pièces des spectacles de la compagnie Ex nihilo que nous dirigeons avec Anne Le Batard. Actuellement les deux passions restent intimement liées, ces deux parcours artistiques se nourrissent l’un de l’autre. »
Jean-Antoine Bigot
http://jean-antoine-bigot.weebly.com/

 

> Suspensions et accroches murales pour l’espace de Lézarap’Art, une installation particulière

Les tableaux sont conçus dans l’épaisseur des matières. Ils naissent de l’association de déchets, de surplus de peintures périmées et de ferrailles rouillées autour d’une tâche, une éclaboussure, un trait ou du positionnement d’une tôle, d’un clou rouillé, d’un éclat de bois.
Sans anticipation, l’action de peindre est dans la réaction, dans la corporalité d’un geste instinctif en adaptation permanente aux textures, aux consistances des produits comme à l’évolution au séchage, laissant apparaître des coulures et des transparences improbables.

> La performance EXTRA TIME

Cette performance est une mise en distance, en volume de la façon de peindre, la fusion- rencontre du peintre/danseur.
EXTRA TIME est un geste qui part de la construction d’une structure faite de planches en bois vers la peinture, un geste qui déplie le temps maintenant le public en état de découverte. Une construction dans l’urgence, dans l’instabilité où le geste répétitif de l’ouvrier qui utilise le serre-joint joue avec la logique des forces, des équilibres et le possible effondrement, un faux-semblant de non-maitrise qui intègre la prise de risque et la rupture.
Sans préméditation, le trait sur la toile, les coulures de peinture des pots suspendus, les textures de peintures acryliques ou glyceros, anciennes ou récentes rappellent des matières de corps organique, de terre, de poids, d’apesanteur.